EN BREF
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De plus en plus, les journalistes redoublent de vigilance face à la prolifération des faux experts dans leurs sources. Cette tendance, exacerbée par l’utilisation croissante de l’intelligence artificielle et des profils fictifs, pousse les professionnels des médias à multiplier les contrôles, allant jusqu’à privilégier les entrevues téléphoniques pour s’assurer de la véracité des informations et éviter de relayer des citations fabriquées. Cette nouvelle rigueur dans la vérification des sources témoigne de l’évolution des pratiques journalistiques pour maintenir la crédibilité face à cette menace.
Dans un contexte où les faux experts circulent de plus en plus dans les médias, les journalistes se montrent désormais beaucoup plus vigilants. Suite à des affaires retentissantes révélant que certains « spécialistes » cités étaient en réalité des personnages inventés, la profession a dû revoir ses méthodes pour garantir la fiabilité des sources et éviter de tomber dans le piège des citations fabriquées, parfois générées par intelligence artificielle.
Des cas récents qui ont alerté la profession
La révélation du cas de Barbara Santini, prétendue psychologue souvent citée dans la presse britannique, est emblématique. Cette experte s’est avérée être une création d’un bureau de relations publiques lié à un site de sex toys et à des vendeurs de CBD. Cette imposture, dévoilée par Press Gazette, montre jusqu’où certains acteurs sont prêts à aller pour améliorer leur référencement en ligne, en utilisant de faux profils d’experts afin de renforcer l’« EEAT » (Expérience, Expertise, Autorité, Fiabilité).
Des journalistes comme Rosie Taylor ont désormais appris à détecter les réponses automatisées provenant souvent de plusieurs « experts » fictifs envoyées simultanément. La multiplication de ces faux témoignages pousse les professionnels de l’information à exiger une vérification accrue avant publication.
Une vigilance accrue dans les méthodes de vérification
Face à cette menace, les journalistes ont adapté leurs pratiques. Beaucoup insistent désormais pour tenir un entretien téléphonique ou en visioconférence avec leurs sources, afin d’authentifier leur identité et d’évaluer leur crédibilité. Cette tendance s’explique notamment par les contraintes de temps importantes dans la production de contenu et le recours initial aux services en ligne pour obtenir rapidement des citations.
Le cas récent d’un riche banquier s’étant fait passer pour une personne en difficulté financière auprès du Telegraph illustre à quel point même une conversation téléphonique ne suffit parfois pas. Le contrôle d’identité est donc devenu une étape incontournable, avec des corroborations via LinkedIn ou le site web des experts, et même des confirmations par mail direct intégrées dans le processus.
La guerre contre les profils fictifs et l’intelligence artificielle
Les relations publiques et certains professionnels du SEO exploitent des outils d’intelligence artificielle pour créer non seulement des contenus, mais aussi des profils d’experts fictifs avec des photos réalistes, des biographies détaillées et même une activité sur les réseaux sociaux. Cette stratégie vise à tromper les algorithmes de Google qui valorisent désormais les pages respectant les critères d’EEAT, ce qui renforce la position de sites au contenu douteux.
Google a récemment durci ses directives pour pénaliser les sites utilisant des profils ou contenus factices, notamment ceux créés via IA. Toutefois, les techniques de « fake experts » deviennent de plus en plus sophistiquées, ce qui met la pression sur les journalistes pour être encore plus rigoureux.
Les journalistes et les relations publiques face à une nouvelle réalité
Certains professionnels des relations publiques ne cachent plus que l’usage de faux profils est une réalité parfois inévitable, surtout pour des secteurs où il est difficile de trouver des experts disponibles ou disposés à s’exprimer, comme le montrent les conférences SEO récentes. Cependant, cette pratique rencontre une forte opposition dans la communauté journalistique.
La nécessité de transparence, la montée des initiatives de fact-checking et l’attention portée par les médias à la provenance des informations font désormais partie des enjeux cruciaux pour restaurer la confiance du public.
Les journalistes doivent donc s’appuyer sur une combinaison de vérifications traditionnelles et de nouvelles stratégies (par exemple, les notes vocales Whatsapp), tout en s’engageant personnellement dans la validation des sources afin d’éviter les pièges tendus par des acteurs peu scrupuleux cherchant à manipuler l’information et les classements SEO.
Comparaison des méthodes traditionnelles et actuelles de vérification des sources par les journalistes
Aspect | Méthodes traditionnelles | Renforcement actuel des vérifications |
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Identification des sources | Recherche simple en ligne | Vérifications multiples, biographies, photo, profils LinkedIn, site web |
Contact avec les experts | Échange par email ou appels limités | Appels téléphoniques systématiques pour confirmation |
Usage des réponses | Citation directe des réponses écrites | Réception parfois par notes vocales ou vérification par téléphone |
Confiance en l’authenticité | Acceptation à priori avec peu de doutes | Suspicion élevée face aux réponses identiques ou incohérentes |
Détection de faux experts | Peu d’outils spécifiques | Recherche de profils fictifs, réponses générées par IA, incohérences dans les données |
Temps consacré | Rapide, pression pour publier vite | Temps accru pour vérifier et valider chaque source |
Pression externe | Faible vigilance face aux fausses informations | Exigences croissantes des rédactions pour sécuriser les citations |
Impact sur la publication | Parfois retrait ou modification a posteriori | Prévention proactive pour éviter corrections et litiges |
Conséquences pour les sources | Expert cité sans contrôle strict | Sources doivent prouver leur identité et compétence rigoureusement |
Technologie utilisée | Services basiques de mise en relation | Outils avancés, intelligence artificielle pour détecter l’authenticité |
Avec la montée en puissance des faux experts et des profils fictifs parfois générés par intelligence artificielle, les journalistes et professionnels des médias se retrouvent face à un défi majeur. Pour préserver la crédibilité de l’information et éviter la désinformation, ils durcissent leurs processus de vérification, notamment en multipliant les contacts directs, par téléphone ou via des demandes d’authentification supplémentaires. Ce phénomène, bien que récent, a déjà profondément impacté les méthodes de travail dans la presse et la communication.
Le danger des experts fictifs créés à des fins de référencement
Un exemple marquant mis en lumière récemment est le cas de Barbara Santini, un expert soi-disant largement cité dans les médias, mais qui s’est avéré être un personnage fictif contrôlé par une société liée à des sites de vente en ligne de produits comme les sextoys et le CBD. Ce type de manœuvre vise essentiellement à améliorer la position des sites web sur Google en créant des profils d’experts dont le contenu semble crédible et expert, mais qui sont entièrement fabriqués.
Cette pratique repose sur le concept d’E-E-A-T (Experience, Expertise, Authoritativeness, Trustworthiness), un critère clé dans les algorithmes de référencement. En associant des experts fictifs à leur contenu publié dans la presse, ces entreprises espèrent booster leur SEO et gagner en visibilité.
Des journalistes de plus en plus vigilants
Face à cette nouvelle menace, les journalistes adoptent des méthodes plus rigoureuses. Rosie Taylor, journaliste indépendante, raconte comment elle a reçu plusieurs réponses quasi identiques provenant de profils douteux, elle exige désormais une confirmation téléphonique systématique avant de citer une source, même si celle-ci semble authentique par email.
Holly Pither de Tribe PR souligne également que les médias demandent désormais souvent une vérification supplémentaire via email direct avec l’expert pour confirmer la légitimité des propos, démontrant un durcissement des processus éditoriaux.
Vers une nouvelle coopération entre journalistes et PR
Cette situation pousse les spécialistes des relations presse à s’adapter. Ils fournissent désormais davantage de preuves comme biographies, photos officielles, liens LinkedIn ou sites web pour chacun de leurs clients. Des innovations telles que l’enregistrement de notes vocales via Whatsapp pourraient voir le jour pour combiner rapidité et vérification d’identité.
Impacts pour les professionnels du SEO et de la communication
Ce durcissement des contrôles a des conséquences directes pour les acteurs du référencement et du marketing digital. La création de faux profils devient non seulement risquée mais de plus en plus inefficace face aux guidelines renforcées de Google qui pénalisent les contenus accompagnés de profils créés de toutes pièces.
En parallèle, des conférences SEO comme Brighton SEO ont vu des débats vifs autour de pratiques « grises », notamment la création de profils fictifs. Cela dénote la nécessité d’une transition vers des techniques plus éthiques et durables, tout en restant performant dans les résultats de recherche.
Pour aller plus loin dans la vérification de l’information
Pour mieux comprendre comment les médias et journalistes adoptent ces nouvelles méthodes, je vous invite à consulter des ressources détaillées sur le fact checking au quotidien, ainsi que sur la veille et l’investigation chez Franceinfo.
De même, les évolutions dans les normes journalistiques pour lutter contre la défiance citoyenne sont disponibles sur la plateforme de la Fondation Descartes, et la remise en question constante de ces pratiques est analysée dans des enquêtes telles que celle sur le fact-checking et la réinvention des médias.
- Vérification par téléphone : Appels systématiques pour confirmer l’identité.
- Demandes de preuves : Biographies détaillées, photos, profils LinkedIn.
- Contact direct : Demande d’échanges par email officiels pour garantir l’authenticité.
- Scepticisme renforcé : Méfiance accrue face aux réponses par email ou services de mise en relation.
- Contrôles même pour les interviews téléphoniques : Vigilance face à l’usurpation d’identité.
- Reconnaissance des réponses AI : Identification des citations générées automatiquement.
- Examen du contexte : Analyse de la pertinence des experts proposés par rapport au sujet.
- Sélection rigoureuse : Tri entre commentaires réels et fictifs avant publication.
- Évolution des méthodes : Usage possible de notes vocales WhatsApp pour validation.
- Prudence face aux experts non vérifiés : Éviter les citations non confirmées dans les articles.
Renforcement des vérifications face aux faux experts en journalisme
Récemment, une enquête a révélé la présence inquiétante de faux experts cités dans les médias, notamment celui d’une psychologue britannique fictive. Cette affaire, mise en lumière par une investigation de Press Gazette, a montré comment des sources inventées sont utilisées pour manipuler l’information et améliorer artificiellement le référencement de certains sites web. Face à cette problématique grandissante, les journalistes adaptent leurs méthodes pour s’assurer de l’authenticité de leurs sources, renforçant ainsi la vigilance dans leurs processus de vérification.
Les dangers des faux experts dans les médias
La montée des experts fictifs, parfois créés via des réponses générées par intelligence artificielle et accompagnées de profils conçus de toutes pièces, menace la crédibilité de l’information. Les fausses citations, envoyées en masse et souvent très similaires, rendent difficile la distinction entre des sources réelles et des imposteurs. Cela met en péril la qualité du journalisme et pousse à reconsidérer les normes habituelles d’interview et de citation.
Impact sur la confiance des lecteurs et la crédibilité journalistique
Quand des contenus issus de « pseudo-experts » apparaissent dans la presse, cela érode la confiance du public. Les lecteurs attendent des informations vérifiées, basées sur des compétences réelles et une expertise prouvée. La propagation de fausses citations nuit à la réputation des médias, un enjeu majeur dans un contexte où l’exigence d’exactitude est toujours plus forte.
Mesures prises par les journalistes pour mieux vérifier leurs sources
Face à cette menace, les journalistes ne se limitent plus aux simples échanges par email. Ils multiplient les efforts pour confirmer l’identité des experts avant de diffuser leurs propos.
Vérification téléphonique et communication directe
Appeler les experts pour une discussion ou un entretien devient la norme afin de valider la véracité des informations. Cette méthode plus personnelle permet de détecter les incohérences ou les profils fabriqués, même si elle demande plus de temps dans un métier où les délais sont souvent serrés.
Demande de justificatifs et preuves d’identité
Certains médias exigent désormais un processus de validation renforcé : envoi de biographies vérifiables, photos officielles, liens vers des profils professionnels fiables comme LinkedIn, voire des demandes d’email direct des experts pour authentifier leurs déclarations. Cette transparence aide à confirmer l’existence réelle des intervenants.
Restrictions sur les citations issues des services automatisés
Les journalistes se montrent plus méfiants vis-à-vis des réponses envoyées par des plateformes de mise en relation automatique. Ils préfèrent privilégier des contacts connus ou reconnus dans leur domaine, ou ceux qui peuvent être rapidement validés par un appel ou un échange direct. Cette prudence permet d’éviter la propagation de propos artificiels générés par IA.
Évolution nécessaire des collaborations entre journalistes et relations publiques
Les enjeux posés par les faux experts impliquent également un changement de pratiques dans les relations presse. La confiance mutuelle est à renforcer pour garantir l’authenticité des intervenants.
Des échanges plus transparents et sécurisés
Communiquer via des canaux fiables et confirmer l’identité des sources avant publication deviennent des standards. Par exemple, envoyer des supports visuels et laisser la possibilité d’un contact en direct sont des pratiques en hausse. Certaines agences envisagent même d’utiliser des messages vocaux sécurisés pour apporter plus de crédibilité.
Impact sur le référencement et la responsabilité SEO
La lutte contre les faux profils s’étend aussi au référencement web. Google a révisé ses critères pour pénaliser les contenus issus de créateurs fictifs, soulignant l’importance d’une expertise réelle sur le web. Cela pousse à une éthique renforcée dans la création de contenu et les citations accessibles en ligne.
En somme, renforcer les vérifications est devenu indispensable pour préserver l’intégrité de l’information et pour faire face aux dérives liées à la multiplication des faux experts dans les médias.
FAQ – Les journalistes face aux faux experts et aux profils truqués
Q : Pourquoi les journalistes renforcent-ils leurs vérifications des sources ?
R : Après la révélation d’un psychologue britannique largement cité mais inexistant, les journalistes redoublent d’efforts pour s’assurer que leurs sources sont authentiques et fiables, afin d’éviter d’être trompés par des faux experts parfois générés par intelligence artificielle.
Q : Comment fonctionnaient les faux experts comme Barbara Santini ?
R : Ces faux experts apparaissaient principalement via des profils associés à des sites de vente de sextoys ou de produits CBD, répondant aux questions des journalistes sur des plateformes de mise en relation. Ces réponses étaient parfois envoyées uniquement par email ou Whatsapp sans possibilité d’entretien en personne ou au téléphone.
Q : Quel est l’objectif de ces faux experts créés artificiellement ?
R : L’objectif principal est de renforcer le SEO des sites concernés, notamment via le système d’algorithmes de Google basés sur l’EEAT (Experience, Expertise, Authoritativeness, Trust), en faisant apparaître ces sites comme plus crédibles grâce à des citations dans les médias.
Q : Quelles méthodes les journalistes utilisent-ils désormais pour vérifier leurs sources ?
R : Beaucoup exigent désormais un contact téléphonique ou vidéo direct pour confirmer l’authenticité des experts, préfèrent recevoir des commentaires uniquement par email s’ils peuvent vérifier l’identité, et même demandent parfois aux sources d’envoyer des emails de confirmation directement aux journalistes.
Q : Quels dangers posent ces profils d’experts fictifs ?
R : Ils nuisent à la crédibilité des médias en diffusant des informations non vérifiées ou manipulées, trompent l’audience et faussent les résultats des moteurs de recherche en favorisant des contenus non authentiques.
Q : Comment Google réagit-il face à la multiplication des faux profils pour booster le référencement ?
R : Google a intensifié ses règles en sanctionnant les sites présentant des profils d’auteurs falsifiés ou générés par IA, dans une démarche visant à garantir que le contenu provienne de sources réelles, fiables et compétentes.
Q : Existe-t-il des cas où les interviews par téléphone ne garantissent pas l’authenticité ?
R : Oui, certains témoignages rapportent que même lors d’entretiens téléphoniques, des personnes ont donné de fausses identités, ce qui montre que la vigilance doit toujours être maximale quel que soit le mode de communication.
Q : Quelles solutions innovantes pourraient aider journalistes et PR à collaborer en toute confiance ?
R : Parmi les idées évoquées figurent l’utilisation de messages vocaux via des applications comme Whatsapp pour livrer des citations, ainsi qu’une transparence totale sur les profils avec biographies, photos, liens Linkedin ou sites web sécurisés pour renforcer la confiance.
Q : Pourquoi certains professionnels du SEO encouragent-ils ou utilisent-ils la création de faux experts ?
R : Dans certains secteurs où il est difficile de trouver des experts réels, comme les jeux d’argent en ligne, certains voient dans la création de profils fictifs une solution pour atteindre les objectifs de référencement, malgré les risques éthiques et les sanctions potentielles.
Q : Que peuvent faire les journalistes pour mieux détecter les réponses générées par IA ?
R : Il est conseillé de vérifier les incohérences dans les réponses, rechercher la répétition d’un même message envoyé à différentes heures avec identités similaires, exiger des preuves d’expertise et privilégier les échanges directs pour lever tout doute.