quelles répercussions sur le commerce français ?

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75% des magasins ont subi une fermeture sur le 1er semestre 2021, pour une durée moyenne un peu supérieure à 2 mois soit 9 semaines. Le Conseil du Commerce de France a mené du 8 au 31 juillet 2021 une enquête sur les répercussions de la crise sanitaire sur le commerce auprès de 13 de ses fédérations adhérentes représentant l’ensemble des secteurs du commerce non-alimentaire.

Répercussion économique des fermetures des commerces

La perte de chiffre d’affaires déclarée sur le 1er semestre 2021 se situe entre – 6 et -7%, précédée d’une très mauvaise année 2020 (-13%). Toutefois ces évolutions de chiffres sont très disparates selon les métiers.

Enquête réalisée par Lugaxis pour le CdCF via un questionnaire en ligne sur un échantillon total de 742 questionnaires consolidé au niveau de 13 fédérations et qui représente 70% de commerces indépendants et 30% de commerces en réseaux.

Jardinerie et bricolage progressent à l’opposé de l’équipement de la personne dont la quasi-totalité des magasins ont subi une fermeture. L’écart de tendance est de l’ordre de 10 points entre les commerces ayant fermé et ceux restés ouverts sur la totalité de la période. Sur le 1er trimestre 2021, le commerce de réseau résiste mieux que le commerce indépendant. Mais la plus grande différenciation se fait toujours au détriment du commerce dit “non essentiel”, dont 40% des points de vente subissent une dégradation de plus de 20% de leur chiffre d’affaires.

En revanche, sur le 2nd trimestre 2021, le recul est moins important pour toutes les catégories de commerces. Un tiers des commerces ayant subi une fermeture enregistre une baisse de chiffre d’affaires de plus de 20%.

Répercussions sur la santé financière de l’entreprise

La santé financière des entreprises a été fortement impactée. La moitié des répondants déclare avoir des problèmes de trésorerie ayant conduit au report ou à l’annulation d’investissements. Concernant le secteur de l’habillement, 77% de ces commerces ont dû faire face à des stocks trop importants et 56% restent inquiets sur leur capacité financière à renouveler leur stock en vue des prochaines collections.

Répercussions sur les effectifs des entreprises et sur la santé des dirigeants et de leurs salariés

L’impact de la crise sanitaire a porté également sur le personnel des entreprises. 20% des sondés ont été contraints de réduire leur effectif salarié en renonçant notamment à de nouvelles embauches (+ de 70 %). Les conséquences sur la santé du personnel et des dirigeants ne doivent pas non plus être sous-estimées. Plus du tiers d’entre eux ont dû faire face à des périodes de stress intense, de covid et de dépression.

Un recours massif aux mesures de soutien pour sauver leur commerce

Les principales mesures de soutien utilisées par les commerçants sont le Prêt Garanti par l’Etat (69%), le recours à l’activité partielle (68%) et le Fonds de solidarité (61%). Sur ces 3 aides, seul le fonds de solidarité est critiqué surtout pour les commerçants ayant plusieurs points de vente.

A noter que les commerces en réseau ont beaucoup plus utilisé l’ensemble de ces aides en particulier pour l’activité partielle et les suspensions de loyer. Toutefois, l’annulation ou la suspension des loyers est jugée très difficile à négocier.

Une digitalisation des points de vente

La moitié des commerçants a profité de cette période pour accentuer la digitalisation des points de vente mais principalement en click & collect et en livraison à domicile. Cela représente seulement 5 à 6% de leur chiffre d’affaires.

60% des commerçants sondés estiment qu’il faudra au moins 1 an à leur entreprise pour retrouver une activité économique stable. Cette proportion dépasse les 70% pour le secteur de l’habillement. Quand on les interroge sur les mesures nécessaires selon eux pour retrouver une situation économique viable, ils souhaiteraient une annulation d’une partie des dettes fiscales (74 %) et des PGE (66 %) mais également la mise en place de mécanisme de soutien aux investissements ou encore un dispositif visant à compenser la dépréciation des stocks.

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